trois démarches plastiques s’invitent à la galerie la kasbah d’essaouira

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    dans le  cadre de son cycle «  expositions collectives    », la galerie la kasbah d’essaouira    abrite du 29 décembre courant au 20 janvier 2017     les œuvres expressives de  trois  artistes plasticiens   : m’barek timari,   mohammed sanoussi et pierre boisse. cette exposition est dédiée à la beauté plastique au sens plein du terme.

    le langage plastique de l’artiste autodidacte   m’barek timari  est varié  et plein d’introspections ; c’est une véritable symphonie de figures, de couleurs et de sensations. ses toiles révèlent tout un univers. il  donne libre cours à son imagination créative et exaltée. l’artiste est inclassable pour la simple raison que le foisonnement de ses récentes œuvres et la richesse de sa palette font de sa peinture un acte  de visions dont la rêverie nous comble de messages difficiles à saisir ou à décoder. sa peinture est débordante de fantaisie et d’une puissance  expressive  hors des sentiers battus. des peintures d’une extrême sensibilité et d’une délicatesse inouïe, peintures au sens fort du terme.

    m’barek timari  ( né en   1979 0 el jadida)   possède a ne point en douter une griffe riche, diversifiée, et spécialement unique. il s’exprime à travers une peinture  semi figurative  où formes, traits, , silhouettes , symboles et couleurs s’entremêlent. son travail ne cherche point à épater, séduire ou à convaincre ; mais plutôt à donner à ses expressions plastiques plus de liberté, de mouvement et autres effets dignes des grandes palettes.

    depuis de longues années mohamed sanoussi n’a eu cesse de travailler sur le corps, corps comme support d’expression plastique, corps peau. il s’inscrit, à sa manière, dans ce mouvement qu’on appelle le body art ou art corporel.

    a sa manière, car dit-il, en tant que magrébin il lui est difficile de s’exprimer sur le corps d’une manière aussi libre qu’en occident.

    mais entêté comme il l’est, le corps féminin restera son principal « adversaire plastique »  (comme il l’appelle), et il continue de lui poser des questions quant à ses formes, son mouvement, et ses nombreux mystères.

    des corps visibles il est passé progressivement à des compositions plus abstraites où le corps est toujours présent mais sans se donner à voir immédiatement. tout devient couleur et mouvement dans un travail fait de complexité, de subtilité et de passion.

    mohamed sanoussi s’est essayé à plusieurs supports et de nombreux médiums aussi. bois, peaux, toiles, pigments et acrylique ont largement souffert sous ses doigts talentueux. actuellement il nous présente ses derniers travaux sur toile d’où se dégagent une grande maîtrise technique et une poésie à peine apaisée.

    mohamed sanoussi est né à essaouira en 1953. lauréat de l’institut des arts appliqués de casablanca, il a continué sa formation au cpr à rabat en poursuivant des études pédagogiques ainsi que le cycle spécial réservé aux arts plastiques. acteur associatif très dynamique, il a participé à la création de plusieurs associations et il est aussi l’initiateur de la mise en place de la maison atelier des artistes peintres sanoussi -nadia créé en 1998 (ateliers d’arts plastiques, galerie d’expositions et centre d’apprentissage).de nombreuses expositions individuelles et collectives depuis 1976, dans plusieurs villes au maroc et en france.

     

    pierre boisse (né à la flèche, sarthe en 1944) . après des études de philosophie et d’architecture,  il a fait une maîtrise d’histoire de l’art qui lui a  conduit à un poste de chercheur au ministère de la culture (1970). il est devenu ensuite conservateur régional du patrimoine et conservateur des monuments historiques à lille .désirant une activité de création artistique, il a  quitté la fonction publique en 1990, pour  se  lancer dans la création et la fabrication de jeux éducatifs à caractère artistique pour le milieu scolaire et le grand public. il a aussi créé une collection de jeux magnétiques intitulée “l’art en jeu”, d’initiation des enfants et jeunes adolescents à l’art du xxème siècle. cette collection a été diffusée pendant de longues années par la réunion des musées nationaux de france (louvre, centre georges pompidou, musée d’art moderne de la ville de paris et musées de province), ainsi que de nombreux musées dans le monde entier.

     

    il a  pour ce faire, appris à travailler soi-même sur des machines ainsi que la sérigraphie. tout ceci explique qu’avec une double connaissance de l’art classique et de l’art contemporain , ses productions actuelles en peinture et en sculpture sont influencées par l’impressionisme, la sculpture de rodin et camille claudel ainsi que les peintres et sculpteurs du xxème siècle qui lui ont donné l’idée de sa série de statuettes en terre cuite peinte intitulée (comme un ouvrage de marcel proust) « pastiches et mélanges » , « à la manière de « , de cézanne à mondrian, klee, kandinsky, picasso, miro et beaucoup d’autres.

    après deux expositions de peinture à l’huile à poitiers en 1996 et 1997,  il s’est   initié au modelage puis en 1998 à la sculpture sur pierre. il a  très rapidement remporté quelques succès (2ème prix en charente,1er prix à rouen) jusqu’à la participation fin 2008 à un très grand symposium international de sculpture monumentale (3 m3) à penza en russie où il est  resté 2 mois et demi aux beaux arts pour y apprendre le bronze. installé à mi-temps au maroc depuis 2005 et totalement depuis 2009 (tétouan), il  y pratique à plein temps, peinture, modelage et sculpture. il  a  réalisé 2 expositions personnelles en 2012 (tanger et tétouan) : « je me suis attaché alors à peindre et modeler les paysages et la bie du nord du maroc (très sensible à la condition féminine) et depuis 2014 les casbahs et souks du sud, avec réalisme mais refusant le “pittoresque” des peintres orientalistes. ma sculpture s’oriente actuellement vers une figuration moderne et des formes douces. je refuse également tout enfermement commercial et répétition, considérant ma pratique de l’art comme une recherche permanente et la meilleure manière de maintenir ma créativité, ma vitalité, ma curiosité intellectuelle,  ayant tout au long de ma vie refusé la facilité et le confort. on n’est jamais assez exigeant avec soi-même.

    je voudrais pouvoir dire comme le plus grand peintre japonais, hokusaï , à 100 ans: “il faut partir alors que je commence à savoir dessiner”. », nous a confié l’artiste.

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