Exposition permanente à  la Galerie La Kasbah d’Essaouira :
Hymne à la   création au pluriel
Espace dédié  à la création au pluriel, La Galerie   La Kabah  à Essaouira  dont le  fondateur est le passionné  d’art  Hadj Kebir Attar  a pour vocation majeure de  promouvoir   les œuvres des artistes peintres  dans toutes ses tendances plastiques. Grâce à une gamme diversifiée d’œuvres remarquables, La Kabah  répond aux attentes des passionnés des arts plastiques et propose des cycles passionnants  des exposions permanentes et temporaires.
Ainsi, les cimaises de cette  galerie pilote à Essaouira (un beau Riad datant de la fin du 18ème siècle au cœur de la médina historique d’Essaouira) abritent actuellement   les œuvres récentes d’un parterre distingué d’artistes d’ici et d’ailleurs , toutes tendances et générations distinguées :
Mohamed Tabal , Mohamed Erraad ,  Youness Touil,  Regraqui Bousslai,  Fatna Gbouri, Hafida Zizi ,  Mohamed Zouzaf, Abdelkader Bentajer, Ali Maimoun,  Mohamed Babahoum, Said Ouarzaz, Abdelilah Lakbiar, Ben Ali, Khadija Elfehli, Mostapha Ghommani, Mohamed Mazouz , M’hamed Boussaboun,  M’barek Timari,  Fouad Chardoudi,  Saad Abbas,  Nawal Sekkat, Mohamed Cherkaoui, Abdellatif Nait Addi, Nada Iraqi, Mohamed Sanoussi,  Abdelhak Arzima, Nawal Ghsal, Mohamed Bouaafia,  Billy Gray et  Kathleen Gray .
Ces artistes créateurs   revisitent les différentes  facettes de la beauté envoûtante de notre existence effective,  tout en conservant le mérite d’assurer le passage entre la  figuration conventionnelle  et la nouvelle représentation, via un langage plastique singulier et grotesque.
Les impressions mettent en relief  les scènes favorites   et les compositions sont élaborées à partir des « expressions  » portant sur la vie quotidienne avec ses actes purement  néo réalistes. Il s’agit d’un langage allusif qui nous révèle la vision du monde et la minutie des techniques adoptées  et  la sensibilité de la  perception  visuelle.
Autobiographie intime et carnet de voyage, la peinture  des artistes exposants  se présente comme un sentiment du moment et un état d’âme sans laisser transparaître ni l’exotisme ni même le sentiment du lointain.  C’est un style d’écriture  personnalisée présentant notamment les caractéristiques de s’intéresser à des paysages et scènes  lumineux, et à les interpréter par petites touches et vibrations chromatiques.
A travers la narration picturale, les artistes   intériorisent  les  scènes pittoresques, en se basant sur la   maîtrise technique, la  recherche particulière et personnelle et la  chromatologie à la manière universelle.
Il s’agit d’un miroir iconographique dans lequel se reflète quelques tendances représentatives de la production artistique marocaine contemporaine, tout en s’appliquant à se démarquer par rapport aux espaces, à la sensibilité chromatique et au savoir –faire lié à des concepts universels.
Les artistes exposants  remettent le monde de l’image picturale et ses préoccupations esthétiques en cause après avoir maîtriser la syntaxe des maîtres …
Dans leurs travaux, on constate que l’acte pictural s’applique à restituer la réalité oculaire, tout en conservant le mérite d’assurer le passage entre la tradition et la modernité, via une démarche plastique marquée par la dextérité et l’ingéniosité. Ils donnent  libre cours à leur  imagination papillonnante qui transperce les limites et transcende le temps. Aux  tableaux oniriques se mêlent des images exotiques chargées d’une puissance évocatrice lourde de symbolisme.
Leur écriture créative  se traduit plastiquement par le  jet automatique qui occupe la surface en réalisant des tracés quelconques selon un rythme intérieur révélé par un état voisin de la transe.
Les œuvres exposées  nous révèlent une iconographie documentaliste qui relate les scènes représentatives avec sûreté et maîtrise sans tomber dans la froideur rigoureuse dune équation académique. Résultat d’une création pure, les impressions des artistes exposants mettent en relief la nature, en  puisant leur  inspiration devant les paysages et simplifiant  les formes jusqu’à leur quasi-disparition, et ce selon une démarche néo-impressionniste. 
Moncef Abdelhak
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